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 Sujet du message: Vert-de-Gris
MessagePosté: Mer 24 Juin 2015 20:33 
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Vu que je suis en pleine relecture de l'immense run de Peter David, j'ouvre ce sujet pour parler du géant vert (ou gris selon les nuits).
Un des runs les plus longs jamais produits chez Marvel puisque David resta 11 ans sur la série et certainement le meilleur run au long cours de la maison des idées pour la fin des années 80 et une bonne part des années 90, prenant ainsi la place des mutants dans mon coeur lors de la décennie de Nirvana et 2 Unlimited.
Si je compte couvrir intégralement la prestation de cet excellent scénariste, je ne m'interdis pas de revenir plus tard couvrir d'autres périodes (les piteux runs de Byrne ou celui, excellent, de Bruce Jones).

Bon par où commencer?
Peut-être par un petit rappel des faits afin de poser la situation avant d'entrer demain dans le vif du sujet.

-1) The Grey Area

On peut dire que la première période classique de la série se termine avec la prestation de Bill Mantlo.
Le sous-estimé Bill a, durant son assez longue série d'épisodes, exploré des pistes jusqu'alors peu ignorées ou peu utilisées jusqu'alors.
Il joua sur sa thématique chérie de la métamorphose et creusa la psyché de Bruce Banner en étant le premier à aborder le passé de celui-ci et les traumatismes d'enfance qui sous-tendent le scientifique névrosé.
(Pour la légende, Barry Windsor Smith a eu à l'époque la même idée pour un MGN consacré à Hulk et reste persuadé que Mantlo la lui a volée)
David reviendra ensuite souvent faire son marché dans la période Mantlo et s'en servira comme socle pour développer sa propre vision de Hulk.

Mais surtout, David a permis de redonner une stabilité nécessaire à une série qui venait alors de perdre toute direction, toute cohérence et qui était proche de l'annulation.
Le responsable de tout cela, c'est le Bendis des années 80, la star absolue de cette décennie, celui qui a touché à quasiment toutes les séries en les tordant afin qu'elles se conforment à sa vision... John Byrne!

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Désirant lâcher la série Alpha Flight qu'il déteste, Byrne a fait des pieds et des mains auprès de Shooter pour récupérer Hulk et a réussi à bouter Mantlo et Mignola hors de la place.
Tandis que les deux compères reprennent l'équipe canadienne... MégaByrne roule des mécaniques en disant qu'il va tout révolutionner, qu'il va nous montrer la vérité vraie que vingt ans de scénaristes n'ont pas compris et vous allez voir ce que vous allez voir... Bref, son cirque habituel.
La prestation de Byrne s'avère finalement très courte puisqu'il ne produit que 6 épisodes (plus un annual et un Marvel Fanfare) mais oui, on peut dire qu'il révolutionne la série... en la saccageant totalement.
Si graphiquement, il n'y a rien à redire, au niveau du scénario Mégabyrne est adepte de la truelle qu'il manie avec une hystérie fiévreuse.
Il s'en passe plus en 6 épisodes que durant les 20 années précédentes: séparation de Hulk et de Banner, création des Hulkbusters, mort d'un des membres de cette équipe, mariage soudain de Bruce et Betty, dépression du général Ross...
On ne s'ennuie certes pas mais Mégabyrne jettent toute la psychologie des personnages par la fenêtre, chacun semble prêt à sauter à la gorge des autres sans raison et la série semble changer de direction tous les mois.
Et puis Mégabyrne claque la porte en laissant un beau bordel derrière lui afin d'aller s'occuper de Superman.

C'est la panique dans l'éditorial Marvel.
Est-ce que le géant vert n'a plus les faveurs des scénaristes? A moins qu'ils se soient pris peur par l'ampleur du chantier de reconstruction qui les attends?
Toujours est-il que personne ne veut reprendre la série.
En désespoir de cause, Shooter la confie à l'un de ses hommes de confiance dont il sait que le talent n'est pas très grand mais qui est capable de rendre son travail dans les temps.
Cet homme des derniers recours ce n'est pas Vince Colletta mais Al Milgrom qui reprend à la fois le scénario et le dessin.

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Reste que dans l'esprit de Milgrom, c'est clair, il n'est là que pour dépanner et ne compte pas s'attarder sur la série outre-mesure.
Il reste en tout et pour tout 19 épisodes durant lesquels il fera de son mieux mais ne réussira ni à trouver son ton propre ni à faire le ménage derrière Mégabyrne.
Pire, ses idées viendront ajouter au bordel ambiant avec la réunification ratée de Hulk et Banner (le premier se retrouvant avec le visage du second sur le torse), la mort du général Ross, la transformation de Rick Jones en un nouveau Hulk vert...
Seule véritable idée qui s'avèrera finalement porteuse, Milgrom décide de revenir à la dimension plus horrifique des premiers épisodes en refaisant de Banner un Hulk gris, se transformant la nuit, intelligent mais assez malveillant.
Fourbu, Milgrom quitte finalement la série après un dernier épisode dessiné par un petit canadien transfuge de DC, qui vient de se faire remarquer sur Infinity Inc et Batman: Year 2 par l'étrangeté de son graphisme et qui va faire un petit bout de chemin avec le géant gris: Todd McFarlane.
Sauf que cette nouvelle couche de portnawak laisse l'éditorial dans une panade encore plus monstrueuse qu'auparavant.
La série ne semblant toujours pas trouver preneur, l'editor Bob Harras commence à se dire que la seconde série historique de Marvel risque bien de se terminer là.

Et c'est là, qu'un scénariste encore assez novice va rentrer en scène, sauver la série, en faire un hit et trouver là le terreau pour développer son talent: Peter David.
(Mais ça, ce sera pour demain)

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Dernière édition par Winnetouch le Jeu 25 Juin 2015 16:03, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 01:38 
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Un run avec une telle constance qualitative c'est tout de même remarquable.
Je suis très fan de la période grise/road trip avec Rick Jones et le Panthéon bien sûr, ainsi que la fin du run avec les épisodes d'Adam Kubert (cet épisode final inoubliable).

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Dernière édition par Santino le Mar 22 Nov 2016 02:33, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 13:16 
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Chouette tout ça merci i^^

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 16:02 
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Tout le plaisir est pour moi, messieurs :-)
Et oui, ce run est un plaisir quasi-ininterrompu de bout en bout.... excepté lorsque l'éditorial vient fourrer son nez dans les affaires de PAD (les divers crossovers, Onslaught et Heroes Reborn...).

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 16:03 
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Certes mais PAD est un des auteurs les plus doués pour jouer avec les contraintes. d^^

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 16:05 
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0) L'étoile (montante) de David :

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Peter Allen David (alias PAD) aurait très bien pu ne jamais devenir scénariste s'il n'avait, à l'instar de Frank Miller avec Daredevil, su saisir l'occasion de reprendre en main un personnage mal aimé.

Petit fils de juifs allemands ayant émigré afin de fuir l'horreur nazie, Peter David est né le 23 septembre 1956 dans le Maryland.
Sa découverte des comics se fait au travers des publications Harvey, Disney et Archie dont on peut voir l'influence dans son écriture maniant habilement soap et humour.
Les comics de superslips furent longtemps un plaisir interdit pour le jeune garçon, en particulier ceux de Marvel ; ses parents voyant d'un mauvais œil cette cohorte de monstres répugnants.
Petit à petit, il réussit à les convaincre du caractère sans danger de ses ouvrages et se met à suivre avec frénésie les titres de Superman et les œuvres de John Buscema et Jack Kirby.
Participant à l'une des premières conventions, il touche son Graal en obtenant une dédicace du King.

Néanmoins, sa vocation pour l'écriture ne vient pas des comics mais de son père qui écrivait à l'occasion des critiques de films.
Peter se voit bien lui emboîter le pas et décide qu'il sera journaliste.
Au cours de son adolescence, il se désintéresse des comics tout en participant à divers fanzines.
A la même période, il fait l'expérience amère du rejet et de l'intolérance du fait de ses racines juives mais car son meilleur ami est gay.
Il ressort de cette épreuve en affichant des convictions progressistes et en devenant un fervent défenseur de la cause LGBT.

Deux événements vont plus tard le pousser à se poser des questions quand à son avenir tout tracé.
Le premier c'est sa découverte d'Uncanny X-Men 95 qui va rallumer sa flamme pour les comics et en faire un lecteur avide de Claremont (dont là aussi, on retrouvera des traces dans son écriture).
Le second c'est sa rencontre avec Stephen King qui l'encourage à plutôt se diriger vers l'écriture de fictions.
Malgré tout, PAD sort brillamment diplômé en journalisme et commence à effectuer quelques piges.

Devant la difficulté à faire carrière dans la presse, il glisse petit à petit vers l'écriture de fictions sans plus de succès.
Fatigué des échecs, il décide de franchir la barrière en se reconvertissant dans l'édition.
Après un passage chez divers éditeurs en tant qu'assistant éditorial, il parvint à devenir assistant commercial au sein des éditions Playboy.

C'est son expérience commercial et marketing qui lui permettent finalement de rentrer chez Marvel au début des années 80 en devenant l'assistant de la révolutionnaire Carole Kalish dont les tactiques audacieuses ont tout autant aidé Marvel à sortir de la crise que le talent des auteurs d'alors.
Même si PAD fait bien son travail, il continue plus à rêver d'écriture que de chiffres.
Il n'hésite pas à aller démarcher plusieurs fois les editors afin de leurs soumettre des propositions de scénario dont une reprise de Moon Knight mais se retrouve à chaque fois poliment mais fermement éconduit.
Il faut dire que les relations entre le pôle éditorial et le pôle financier et marketing de Marvel sont très tendus et les hommes du Bullpen, dans l'atmosphère de paranoia et de complots à la Dallas d'alors, voit d'un mauvais œil ce petit homme qui veut s'incruster chez eux et qui pourrait facilement servir d'oeil de Moscou.
Il faut ajouter à cela que David s'est fait un ennemi de poids chez les artistes de Marvel en la personne de John Byrne.
Mégabyrne a plusieurs fois accusé David d'avoir orchestré la fuite de la mort de Gardian afin de pousser les revendeurs à commander plus d'exemplaires.

Au bout de 3 ans, il succède à Kalish, nommée vice présidente de Marvel, au poste de directeur commercial et marketing.
C'est un autre jeune taureau « paria » de Marvel qui donne finalement sa chance.
Le petit protégé de Shooter, Jim « Christopher Priest » Owsley, décide de donner sa chance à son ami en lui commandant des histoires pour les titres Spider-Man.

Alternant fill-ins et petites sagas sur les trois titres du tisseur, David fait déjà montre de son intérêt pour les petites fables moralistes mais son écriture est encore mal dégrossie.
Seule histoire à sortir du lot, la mort de Jean Dewolff où notre ami fait montre de sa maîtrise du polar avec une histoire qui renvoie autant au tueur du zodiaque qu'à l'été de Sam.

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Sauf que cette décision d'Owsley (une parmi tant d'autres) a déclenché une sacré bronca dans le staff éditorial.
Peter David est mis en position de faiblesse, les editors considérant qu'il y a conflit d'intérêt entre ses deux boulots.
David a beau décidé de ne pas user de sa position pour s'ingérer dans l'éditorial et de ne faire aucune promotion autour des titres qu'il écrit, rien n'y fait.
L'éternel ennemi d'Owsley, Tom DeFalco, réussit à pousser le jeune editor à la porte et à débarquer David du staff des titres Spidey (il reviendra néanmoins y faire quelques piges peu après).
PAD retourne bien sagement à son bureau bien décidé à ne pas faire de vagues même écrit le titre Justice du New Universe dont tout le monde se fout afin de continuer à travailler son écriture.

C'est quelques mois plus tard que Bob Harras vient le voir en désespoir de cause afin de reprendre Hulk.
Autant dire que Peter David se montre aussi peu, voire moins, enthousiaste que tous les autres scénaristes démarchés par Harras.
Il a peur de se mettre une nouvelle fois le Bullpen à dos et de plus, il ne se sent aucune affinité avec les aventures d'un monstre vert bourrin et au vocabulaire limité.
Petit à petit, Harras réussit pourtant à le convaincre. Après tout, personne ne s'intéresse à Hulk donc ça ne fera pas de remous.
Et puis depuis peu, Hulk est gris et intelligent, ce qui offre davantage de possibilités à l'aspirant scénariste.
Dernier argument qui fait définitivement pencher la balance, Harras lui promet une liberté artistique totale. Après tout, le titre et proche de l'annulation et tout est bon pour le relancer.
PAD se dit que finalement pourquoi pas, et même s'il n'a pas encore d'idée précise ça lui permettra toujours de continuer à affiner son écriture.
David accepte donc d'écrire la série en freelance en parallèle de ses fonctions sans savoir que cette décision va définitivement changer sa vie.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 16:24 
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Winnetouch a écrit:
Un des runs les plus longs jamais produits chez Marvel puisque David resta 11 ans sur la série et certainement le meilleur run au long cours de la maison des idées pour la fin des années 80 et une bonne part des années 90, prenant ainsi la place des mutants dans mon coeur lors de la décennie de Nirvana et 2 Unlimited.

Et le meilleur run sur Hulk à ce jour.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 16:25 
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Merci pour cette histoire que je ne connaissais que vaguement.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 19:00 
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Merci Seth.

ThierryM a écrit:
Winnetouch a écrit:
Un des runs les plus longs jamais produits chez Marvel puisque David resta 11 ans sur la série et certainement le meilleur run au long cours de la maison des idées pour la fin des années 80 et une bonne part des années 90, prenant ainsi la place des mutants dans mon coeur lors de la décennie de Nirvana et 2 Unlimited.

Et le meilleur run sur Hulk à ce jour.


Clairement, son run sur Hulk c'est l'équivalent de Claremont pour les X-Men ou Miller pour Daredevil.

Sinon, je vais décomposer les chapitres de cette rétrospective par dessinateurs avec parfois des sous-parties lorsque ça me semble adéquat (ainsi, j'ai partagé la période McFarlane en deux parties) avec des interludes pour tout ce qui concernent les annuals, MCPs et autres spéciaux.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Jeu 25 Juin 2015 19:29 
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Je ne suis pas fan de McFarlane d'habitude mais sur cette série je trouve que son style convenait bien.
Je garde un très bon souvenir de l'épisode dessiné par John Ridgway.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 16:04 
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En tout cas j'ai beau être un grand fan du travail de Byrne (joker pour Chapter one, toujours pas lu), plus j'en apprends sur l'individu à travers des articles comme ça et plus il me débecte (bon je n'irai pas jusqu'à l'insulter non plus comme j'ai vu la semaine dernière).

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 16:27 
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B-4 a écrit:
En tout cas j'ai beau être un grand fan du travail de Byrne (joker pour Chapter one, toujours pas lu), plus j'en apprends sur l'individu à travers des articles comme ça et plus il me débecte (bon je n'irai pas jusqu'à l'insulter non plus comme j'ai vu la semaine dernière).


Le grand problème de Byrne, c'est d'avoir toujours cherché à reproduire son travail sur les X-Men et Iron-Fist. Il a tourné en rond.
Chapter One n'existe pas. Il a été rayé de toute les réalités. Ce n'est plus qu'un mauvais souvenir qui rôde à la périphérie du cerveau, un fantôme...

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 17:09 
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phil a écrit:
B-4 a écrit:
En tout cas j'ai beau être un grand fan du travail de Byrne (joker pour Chapter one, toujours pas lu), plus j'en apprends sur l'individu à travers des articles comme ça et plus il me débecte (bon je n'irai pas jusqu'à l'insulter non plus comme j'ai vu la semaine dernière).


Le grand problème de Byrne, c'est d'avoir toujours cherché à reproduire son travail sur les X-Men et Iron-Fist. Il a tourné en rond.
Chapter One n'existe pas. Il a été rayé de toute les réalités. Ce n'est plus qu'un mauvais souvenir qui rôde à la périphérie du cerveau, un fantôme...


Il y a quand même les FF. D'autant que, pour X-Men et IF, et vu l'ensemble de l'oeuvre, il est légitime de se demander si les louanges faites à Byrne sur ces séries ne sont pas simplement des erreurs d'adresse, aux dépens de Claremont.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 20:11 
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Limite Chapter One, c'est quand même son retcon le plus respectueux par rapport à ses autres prestations où il n'hésite pas à tordre les personnages afin de les faire servir ses intrigues avec autant de force qu'un Bendis.
Enfin, bon c'est quand même très chiant à lire. a^

Le problème de Byrne c'est que sa mégalomanie a enflé sans bornes dès que ses X-Men sont devenus populaires et qu'il est devenu totalement imbuvable ensuite (sans compter les opinions très limites qu'il délivre régulièrement sur son site).

N'oublions pas que c'est "l'amour fou" entre Byrne et David qui adorent se tacler méchamment l'un l'autre (même si David admire le Byrne dessinateur):

Citation:
The Comedy Stylings of John Byrne

So over on the Byrne board there's a lengthy thread about the Hulk which consists, for the most part, of bashing my work on the title because, well, it's the Byrne board, so it's SOP. But what really fractured me was the following comment from John:

"Once upon a time, when a writer wanted to "do something different" s/he left the character/title being worked on, handing it over to someone who wanted to continue with the established motifs. Some time around 25 years ago this started to change. Writers like Claremont and David, as well as others, began changing the books/characters to suit their interests of the moment....It's the same old song -- the characters being made to serve the needs of the talent, instead of the talent serving the needs of the characters."

You just have to love that from the guy who, before my run on the title, was handed a character who was unmarried and transformed into a monster when he got angry, and over the course of the run he split the character in two, separating them into two individual beings, thus eliminating a dynamic that had been in place for a quarter of a century, married off the hero, and basically wrote a series of stories that were indistinguishable from "Godzilla"--dedicated scientist and his group of equally dedicated followers pursues a furious green monster he's accidentally unleashed upon the world. Stories that, in short, had nothing to do with the Hulk.

And that's not even counting what the master of lip service to authorial intent did to the Vision, turning him white and unemotional when the original Vision was neither.

That John Byrne. What a crack up.

PAD

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 20:14 
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I – The Monster of McFarlane (Hulk 331 à 346) :

Comme tout scénariste débutant, Peter David ne peut imposer un dessinateur de son choix et doit faire des concessions à son editor.
Du coup, il doit composer avec un petit jeunot au dents longues qui vient d'arriver sur le titre peu auparavant : Todd McFarlane.

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En travaillant avec le transfuge de DC, David ne se doute pas que les étoiles sont avec lui et que le graphisme pour le moins singulier du canadien va l'aider à attirer les feux de la rampe sur leur série au moins autant que ses textes.
Pourtant, tout cela est bien peu visible lors de leurs premiers épisodes tant l'un comme l'autre semblent se faire la main et se découvrir.

Par conséquent, on peut décomposer cette première collaboration en deux périodes, deux mouvements, qui vont néanmoins se chevaucher.

1/ « Fix it, Peter » (Hulk 331 à 337) :

Comme il l'a déclaré dans l'introduction au premier volume des Visionaries consacrés à son run, Peter David n'a pas de plans pour la série lorsqu'il reprend la série.
Tout au plus à-t-il comme consigne de faire le ménage dans le bazar laissé par ses prédécesseurs et de redonner une stabilité et une direction aux aventures de Hulk.
Il faut dire que le lectorat réclame à cors et à cris le retour à la formule classique d'un Banner/Hulk vert traversant les Etats-Unis afin d'échapper à l'armée.

David va leur donner satisfaction... en partie au travers d'une succession d'épisodes qui vont certes remettre Hulk sur les rails mais sur une voie parallèle.
Il va ainsi renouveler une formule qui a fait ses preuves, lui donnant ainsi une certaine fraîcheur mêlant habilement classicisme et inédit.

Mais nous n'en sommes pas encore là puisque PAD doit d'abord conclure la dernière saga entamée par Milgrom.
Il commence donc par sagement ranger les jouets tout en jetant quelques idées aux hasard des pages afin de voir lesquels pourront enflammer son imagination.
Il agit un peu à la manière d'un enfant posant les premières pièces d'un puzzle inconnu afin de voir quelle première image se dégage (tactique qu'il reprendra souvent).
Pareillement, il va tester divers outils afin d'affiner son écriture et de trouver sa « voix ».

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Le diptyque ouvrant son run (épisodes 331-332) sont comparables aux premiers épisodes de Roger Stern sur Avengers.
David arrive en plein milieu d'une histoire qui commençait à salement s'éterniser et la résoud rapidement tout en donnant cohérence aux errements passés et en commençant à dégager les éléments les plus encombrants.
A ce moment là, le général Ross vient juste de décéder et le couple Banner, l'agent du Shield Clay Quartermain et leur Hulkbusters sont à la poursuite d'un Rick Jones transformé en Hulk.

David en profite tout d'abord pour remettre de la zizanie entre les Banner.
Il faut dire que le mariage était arrivé comme un cheveu sur la soupe et avait été traité par dessus la jambe par Byrne.
Il en profite ainsi pour réinstaurer Bruce Banner dans sa figure du scientifique refoulé tandis que Betty redevient une femme insatisfaite, première étape d'une évolution qui en feront l'un des personnages féminins les plus sympathiques de la décennie à venir.
De plus, le scénariste accentue un trait du héros qui posait déjà problème sous Byrne et Milgrom, à savoir son obsession pour Hulk alors qu'il était enfin parvenu à s'en libérer.
Si ce procédé fait grincer des dents au début en nous présentant un Banner plus agressif qu'à l'accoutumé, David donnera une explication parfaitement logique à cela quelques épisodes plus tard.

PAD met bien vite deux Hulkbusters sur la touche et introduit un mystérieux personnage qui s'avère être le Leader.
Ce dernier vient de perdre ses pouvoirs et est prêt à tout pour les récupérer devenant ainsi le moteur permettant de remettre de l'ordre dans la maison puisqu'à la fin de ce mini-arc, Rick Jones et redevenu normal, Banner est à nouveau le seul Hulk et le Leader a retrouvé son intelligence démoniaque même si David décide de faire croire à la mort de celui-ci vu qu'il ne sait pas encore trop où il va.
L'auteur vient ainsi de montrer sa maîtrise de la continuité et de sa capacité à en rattraper les incohérences.
Le prix à payer c'est que ces deux épisodes sont très verbeux tant il y besoin d'expliciter les choses.

Le véritable Peter David pointe son nez dès l'épisode suivant (333).
Il en profite tout d'abord pour affirmer le nouveau statu quo de la dualité Banner/Hulk en replongeant directement la série dans ses racines à la Jekyll et Hyde teintées cette fois-ci de lycanthropie.
Ainsi si Banner profite de ses journées, Hulk surgit la nuit. A la nuance près que l'effet des rayons du soleil sur la lune on désormais un effet sur la personnalité de chacun.
Les phases de la lune permettent ainsi Banner d'influencer Hulk (avec un maximum à la pleine lune) et vis versa, Hulk étant à son plus malfaisant lors de la nouvelle lune.
Car Hulk est désormais beaucoup plus méchant qu'auparavant, David utilisant la dualité jour/nuit pour faire du géant gris la part d'ombre de Banner.
Il en ressort un nouveau personnage beaucoup plus noir, moins fort certes mais plus vicieux, violent et égoïste avec une tendance à l'humour noir qui s'accorde parfaitement avec l'humeur grim n' gritty de l'époque même si PAD a trop de talent pour tomber dans ces travers.
Cela permet aussi de rendre plus logique la haine des deux « héros » l'un envers l'autre, chacun luttant contre l'autre pour le contrôle de ce corps qu'ils partagent.
Surtout, cette façon de lier ces deux facettes antagonistes va permettre au scénariste de creuser de plus en plus profondément dans la psyché tourmentée du bon docteur Banner.
Clairement, Banner/Hulk apparaît plus que jamais comme un esprit brisé, en lutte avec lui-même, David entamant ainsi un long travail de reconstruction psychologique qui ne trouvera sa résolution (temporaire) que bien des épisodes plus tard.

L'écriture de Peter David, bien qu'encore maladroite, commence pourtant à déjà se trouver avec une histoire typique de l'auteur.
Une petite fable humaniste sans super-vilain à la résolution ambiguë où Hulk croise la route d'une femme battue par son mari.
Le scénariste aborde ici un sujet de société douloureux comme il le fera souvent tout au long de son run.
Sauf que loin d'être des parenthèses moralistes gratuites, il sait aussi utiliser ce genre d'histoires pour faire avancer ses personnages puisqu'il l'utilise ici comme un jeu de miroir du couple Banner.
Car qu'est-ce qui peut bien pousser Betty Banner à rester avec ce mari qui la terrorrise, le rêve ayant laissé place au drame depuis trop longtemps ?
Betty elle-même ne le sait pas et décide de partir avec son ex, Ramon, sorte de gigolo caricatural créé par Byrne.

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David continue ensuite sa redéfinition de Betty (ép. 334).
Le lecteur découvre ainsi que la belle a autrefois posé pour des calendriers érotiques (trouvaille qui n'ira pas loin et sera mieux utilisée plus tard avec Marlo).
Surtout, David organise une confrontation entre Bruce, Ramon et Betty qui permet à cette dernière de mettre les choses au point avec son époux.
En effet, elle rêve d'un mari qui laisserait s'exprimer ses émotions et pas que sa rationalité.
Un homme qui lui offrirait des joies, des peines, des engueulades, des moments passionnés autrement que par le biais d'un reflet déformé.
Bruce décide pour une fois de fendre l'armure et de s'offrir une heure d'amour torride avec sa femme dans une chambre de motel.
Sauf que les tourtereaux en paient le prix fort puisque Bruce se métamorphose en pleine étreinte laissant Betty dans un état critique et lui-même traumatisé par l'expérience.

Le docteur Banner est-il donc condamné à vivre éternellement une demi-vie ?
En tout cas, il croise la route d'un nouveau reflet de lui-même au-travers de Half-Life, version zombiesque de l'irradié Gamma étant obligé d'absorber la vie des autres pour survivre et rêvant de retrouver sa vie d'humble professeur.
Avec Half-Life, David se trouve soudain l'idée qui va lui permettre de donner une véritable direction à sa série qui va articuler la seconde partie de l'ère Mc Farlane.
L'idée qui va lui permettre aussi d'expliquer certains plots plantés un peu au hasard comme la disparition du cadavre du général Ross, la nouvelle version du Leader et le mystérieux commanditaire d'Half-Life.

Détail amusant à noter, PAD ne maîtrise pour l'instant pas encore le personnage de Rick Jones auquel il semble pourtant attaché mais qu'il n'arrive pas à faire sortir de son image de gai pinson un peu boulet sur les bords.

Histoire de bien construire son plan, l'auteur décide de temporiser avec un fill-in (ép. 335) où Hulk croise la route d'un serial killer qui pense trouver une âme sœur dans le géant gris.
Il livre une fois de plus une petite fable sociale en abordant l'influence soi-disant néfaste des films d'horreurs sur la jeunesse.
Le versant horrifique et le suspense de l'histoire sont très bien troussés grâce au portrait d'un Hulk à l'ambiguïté inquiétante au possible et dont on se demande jusqu'aux dernières pages s'il va se rallier au tueur ou bien l'arrêter.

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Le diptyque suivant (ép. 336-337) se distingue car il termine tout à la fois le ménage de la série, le début de la grande saga qui sera l'objet du prochain post et accueille X-Factor en guest-stars.
Harras étant alors l'editor des deux séries, il impose à David de faire apparaître les populaires pseudo-chasseurs de mutants afin d'attirer l'attention sur les aventures du géant vert.
David ne semble pas très motivé par cette idée mais s'exécute quand même en se faisant rencontrer les héros de manière un peu téléphonée.
Il réussit quand même à faire entrer les mutants en résonance avec sa galerie de personnages, chaque protagoniste se demandant jusqu'à quel point il est prêt à sacrifier ses principes pour accomplir sa mission.
L'agent du Shield Clay Quatermain tuera-t-il Hulk comme ses patrons le lui demande ?
Les Hulbusters pourront-ils trahir Banner leur ancien chef ?
X-Factor continueront-ils à entretenir l'animosité anti-mutants par leur couverture ?
Bruce sacrifiera-t-il son couple à sa nouvelle quête ?
Betty restera-t-elle avec son mari comme les liens du mariage le demande ?
Et cet anonyme alors ? Dénoncera-t-il ce pauvre vagabond pour obtenir assez d'argent pour nourrir sa famille ?

Bref, chaque personnage (sauf Jones) est à un tournant et pour une fois les choses ne seront vraiment plus jamais comme avant.
Au terme de cette peignée générale où Hulk affronte X-Factor avant de s'allier à eux contre le Shield, Peter David a définitivement fait place nette.
Exit Doc Samson ! Exit les Hulkbusters aussi !
Détruite la base Gamma !
Betty ? Elle se casse avec Ramon !
Ne reste que le trio Bruce-Jones-Quartermain qui part sur les routes avec le Shield à leurs trousses afin de.... naaan, ça se sera pour la prochaine fois.

Notons qu'au passage Peter David continue d'affiner son écriture.
Ainsi, il arrive à donner vie et consistance à des personnages même en peu de lignes comme l'anonyme ayant recueilli Bruce et qui n'apparaît que dans quelques cases.
Il commence à timidement montrer des pointes de son humour si particulier, son talent pour les jeux de mots et ses références à la pop culture.
Il se met aussi à effectuer des figures de styles qui réussissent à introduire une touche de poésie douce-amère comme la répétition de cette case sur la lettre que Betty laisse à Bruce et qu'une infirmière jettera à la poubelle.
En tous cas, une page est définitivement tournée.

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Et Todd Mc Farlane alors ?

Et bien, lui aussi il fait ses classes et aura besoin d'un certain temps avant de se trouver définitivement dans la seconde partie de son run.
Ainsi, son premier épisode avec David est très.... passe partout, commun.
Sa version de Hulk n'est pas imposante pour un tout et si l'on trouve quelques légère traces de John Byrne (qu'il n'hésite pas à « swiper » par moments), rien ne le distingue de la masse des dessinateurs débutants.
Le second commence à laisser poindre une personnalité au travers de quelques gros plans (la transformation du Leader).

Mais c'est avec les numéros 333-334 que son graphisme se trouve en commençant à aller piocher progressivement chez Mike Mignola, Arthur Adams (ces sourires), et surtout Michael Golden.
Trois influences qu'il partage avec ses futurs camarades d'Image.
Ainsi, dans ces épisodes les physiques s'arrondissent, les cases deviennent plus dynamiques et le canadien laisse progressivement éclater son amour pour le cartoony, le grotesque, la violence et l'horreur.
Malin, Peter David prendra acte de ces caractéristiques pour en nourrir ses scénarios.
Mc Farlane s'émancipe progressivement et donne un look de plus en plus unique à la série en modifiant, affinant, repensant le design de celle-ci à chaque nouvel épisode.
Si le résultat reste imparfait et montre bien vite ces limites (les personnages poupées gonflables, les ombres chinoises et les grandes cases sur un détail lorsque le dessinateur est pressé par le temps), il est clair que la série commence à se trouver une personnalité graphique marchant main dans la main avec celle scénaristique.

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L'épisode fill-in est dessiné par un John Ridgway parfaitement à son aise, le dessinateur d'Hellblazer excellant pour de ce qui est de donner une atmosphère d'horreur gothique.

Lorsque Mc Farlane revient, il est presque à son pic de qualité qu'il ne réussira plus guère à dépasser ensuite.

Malgré tout, la partie graphique pêche un peu de par le turn over presque incessant à l'encrage, la plupart des encreurs ne sachant pas trop comment aborder le graphisme particulier d'un McFarlane qui rêve de s'encrer lui même mais qui est alors trop lent pour le faire.
Ainsi, l'encrage de Kim DeMulder recouvre fortement les dessins afin d'en corriger les défauts (331), celui de Fred Fredericks donne un aspect totalement Byrne (332) tandis que celui de Pablo Marcos respecte le style du dessinateur mais tend à le lisser un peu trop (333)
Jim Sanders III arrive au numéro 334 et s'occupera des 336-337 (et de quelques numéros suivants).
Son style semble finalement enfin servir McFarlane en s'inscrivant dans la lignée d'un Terry Austin.
Ce nouvel encrage faisant la part belle à une profusion de petits traits fins renforce la parenté avec les pages de Byrne (le rendu de Cyclope surtout) et d'Adams même s'il continue à corriger des exagérations anatomiques voulues par le dessinateur.

Reste qu'à la fin de cette période, le jeune artiste à enfin réussi à faire Hulk sien en le remodelant pour en donner une version inédite sur laquelle nous reviendrons dans le prochain post.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 22:58 
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Byrne et la plupart des Image boys, décidément quand PAD se fâche ce n'est pas avec n'importe qui.

Sinon vivement la rétrospective prochaine d'un des meilleurs comics de tous les temps:

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Sam 27 Juin 2015 18:04 
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Santino a écrit:
Byrne et la plupart des Image boys, décidément quand PAD se fâche ce n'est pas avec n'importe qui.


Il faut ajouter ses prises de bec avec Jim Shooter, Marv Wolfman, Joe Quesada (à propos de Captain Marvel) ou encore Gary Groth.
Il a pas sa langue dans sa poche le père David a^

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Sam 27 Juin 2015 18:10 
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Winnetouch a écrit:
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Byrne et la plupart des Image boys, décidément quand PAD se fâche ce n'est pas avec n'importe qui.


Il faut ajouter ses prises de bec avec Jim Shooter, Marv Wolfman, Joe Quesada (à propos de Captain Marvel) ou encore Gary Groth.
Il a pas sa langue dans sa poche le père David a^


Non. Mais, à 99%, ce qu'il écrit est frappé au coin du bon sens. En tout cas, je le trouve plus pertinent que beaucoup d'autres.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Sam 27 Juin 2015 18:14 
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ThierryM a écrit:
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Byrne et la plupart des Image boys, décidément quand PAD se fâche ce n'est pas avec n'importe qui.


Il faut ajouter ses prises de bec avec Jim Shooter, Marv Wolfman, Joe Quesada (à propos de Captain Marvel) ou encore Gary Groth.
Il a pas sa langue dans sa poche le père David a^


Non. Mais, à 99%, ce qu'il écrit est frappé au coin du bon sens. En tout cas, je le trouve plus pertinent que beaucoup d'autres.


Entièrement d'accord. Je trouve souvent ses commentaires très lucides tant sur les séries que sur l'industrie ou sa place en tant qu'auteur.

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 Sujet du message: Re: Vert-de-Gris
MessagePosté: Sam 27 Juin 2015 18:20 
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Byrne et la plupart des Image boys, décidément quand PAD se fâche ce n'est pas avec n'importe qui.


Il faut ajouter ses prises de bec avec Jim Shooter, Marv Wolfman, Joe Quesada (à propos de Captain Marvel) ou encore Gary Groth.
Il a pas sa langue dans sa poche le père David a^


Non. Mais, à 99%, ce qu'il écrit est frappé au coin du bon sens. En tout cas, je le trouve plus pertinent que beaucoup d'autres.


Entièrement d'accord. Je trouve souvent ses commentaires très lucides tant sur les séries que sur l'industrie ou sa place en tant qu'auteur.


Exactement. Je le trouve très réaliste, un bon analyste de la réalité ; qui ne minimise pas son rôle mais ne monte sur un piédestal auto-érigé et est redoutable pour mettre en exergue les contradictions des autres.

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